Retour sur l’article « la baleine et l’enfant. »
-----
Le 2 Décembre 1946, la Convention Internationale pour la régulation de la chasse à la baleine et aux grands cétacés a décidé de la création d’une commission baleinière internationale.
Depuis une trentaine d’années, la CBI s’est transformée en une organisation internationale où siègent à la fois les Etats favorables à la chasse à la baleine (Japon, Norvège, Islande) et les Etats favorables à sa protection, dont la France, l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Australie, les USA, le Brésil, ou l’Afrique du Sud.
La cinquante neuvième session annuelle de la CBI a réuni cette année à Anchorage en Alaska 76 pays votants, soit 5 de plus que l’année dernière.
Actuellement, un moratoire sur la chasse commerciale adopté en 1982 est en cours.
Cependant, le renouvellement quinquennal des quotas de chasse aborigène de subsistance était à l’ordre du jour. Il s’agit en quelque sorte de dérogations accordées à des populations, notamment en Alaska, en Sibérie ou au Groenland pour pratiquer la chasse à la baleine afin de satisfaire leurs besoins traditionnels, culturels et nutritionnels.
Mais les pays protecteurs s’opposent à l’ajout d’une autre catégorie de chasse côtière demandée par le Japon.
Ils réitèrent également leur opposition à la chasse dite « scientifique » pratiquée par certains pays comme le Japon alors qu’il est désormais reconnu que les recherches scientifiques peuvent être menées sur des baleines sans les tuer !
A ce titre, le doublement des prises par ce pays au titre de la « chasse scientifique » incluant des populations d’espèces particulièrement menacées comme la baleine à bosse est inacceptable et a déjà entraîné en 2006 plusieurs démarches diplomatiques conjointes d’Etats membres de la CBI (dont la France.)
L’autorité internationale exclusive de la CBI en matière de protection des baleines est garantie par l’ONU. Toutefois, les résolutions que prend la CBI ne sont pas obligatoires pour les Etats membres, car ils restent souverains, comme à l’ONU.
C’est par un vote sur la responsabilité de la CBI en relation avec la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES) que les pays opposés à la chasse ont obtenu une nouvelle année de sursis !
Tout en se réjouissant de la reconduction, une fois encore, du moratoire, Greenpeace regrette que l’essentiel des débats ait été consacré aux quotas de la pêche de subsistance traditionnelle et aux marchandages des autorités japonaises. Rien n’a été fait pour œuvrer en faveur de la protection des milliers de cétacés qui meurent tous les ans des conséquences de la pollution, des prises de pêche annexes et du réchauffement climatique.
Cette session a encore une fois mis en lumière la nécessité de moderniser la CBI afin de travailler désormais à la préservation des ressources plutôt qu’à la gestion des quotas de chasse et de pêche.
D’ici à la prochaine session qui aura lieu en juin 2008 au Chili, il a été décidé d’organiser une réunion uniquement consacrée aux réformes à apporter à la CBI et son fonctionnement.
Il est grand temps qu’elle reçoive les moyens d’aborder et de travailler sur les questions de fond. Les cétacés sont hélas déjà menacés par bien d’autres causes d’origine humaine. Les japonais et leurs alliés doivent admettre que la chasse baleinière appartient désormais au passé !
En conclusion, restons vigilants et attentifs aux débats de la prochaine session de la CBI en juin 2008.
Nous y reviendrons !
Jean-Louis.
(Sources: Wikipedia, diplomatie.gouv.,Oceans.greenpeace.org)





