A Mer poubelle !
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Révision : pourriez-vous citer sans hésiter le nom des continents qui forment notre belle « planète bleue » ?
Allez, je m’y essaye avec vous : L’Afrique, bien sur, l’Amérique, L’Asie, bien ! Encore un,
commençant par un A…Personnellement, il me semble qu’il n’était pas inclus dans la liste quand j’étais un jeune écolier ! L’Antarctique. Ajoutons à la liste notre vieux continent, l’Europe, sans oublier l’Océanie, et pour les amoureux de l’Elément liquide, le plus vaste de tous, symbole de liberté, l’Océan (licence poétique!) Est-ce tout, cette fois ?
Pas tout à fait…Car, dernières nouvelles, un continent gigantesque serait actuellement en cours de formation…dans l’océan Pacifique Nord !
Un continent dont la taille atteindrait près de 3,5 millions de km2, soit le tiers de la superficie de l’Europe ! On a même estimé son poids, à environ 3,5 millions de tonnes, et on a pu observer que sa taille aurait triplé depuis les années 90…
Mais c’est une naissance dont il n’y a pas lieu, hélas, de se réjouir, car ce continent est un immense…agglomérat…de déchets !
Des scientifiques ont en fait constaté que, sous l’effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires flottent pendant des années avant de s’accumuler dans deux larges zones dénommées « plaque de déchets du Pacifique Est » et « plaque de déchets du Pacifique Ouest », ces deux plaques se rejoignant pour constituer la « Grande plaque de déchets du Pacifique. »
Ainsi donc, quelque part entre l’archipel d’Hawaï et le Japon, depuis plus d’un demi-siècle, les résidus de notre société de consommation seraient happés par un puissant trou noir, le grand vortex Nord Pacifique, sous l’effet duquel ils tourbillonneraient pour former une effrayante décharge à ciel ouvert. Consternant !
Mais pourquoi ces déchets ne disparaissent-ils pas sous l’action conjuguée de la mer, du rayonnement solaire et des micro-organismes ?
Parce que les hommes ont voulu faire du résistant, du solide, avec l’apparition de la matière plastique !
Or les plastiques constituent précisément 90% des déchets flottants sur les océans ! Et il y aurait en moyenne 46 000 morceaux de plastique pour 2,5 km2 d’océan, sur une profondeur de 30 mètres…Selon Greenpeace, sur 100 millions de tonnes de plastiques produits chaque année, près de 10% finiraient dans les océans !
En outre, le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques serait de l’ordre de 500 à 1000 ans…Et ces déchets sont malheureusement toxiques.
Car ils se morcellent progressivement, et peuvent être ingérés par les animaux marins, tels que la tortue, qui souvent s’étouffe avec des sacs plastiques assimilés à des méduses.
En fait, la chaîne alimentaire est tout entière affectée, les plus petits morceaux étant ingérés par les plus petits poissons, qui vont à leur tour nourrir les plus gros…Selon Greenpeace, à l’échelle de la planète, environ 1 million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins périraient chaque année après avoir ingéré des plastiques !
De plus, ces débris fixent les polluants organiques persistants, de telle sorte que DDT et PCB s’accumuleraient dans des morceaux de plastique à des concentrations jusqu’à 1 million de fois supérieures aux normales.
Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet « empoisonnement » chronique.
Face à de tels périls, n’est-il pas temps de changer, maintenant, sans plus attendre, nos vieilles habitudes, et de réduire, voire d’éliminer à terme les plastiques de notre quotidien, par quelques gestes simples que chacun d’entre nous peut accomplir ? Avec le plaisir de penser qu’il offrira ainsi sa contribution au sauvetage de ce monde fini dont nous sommes l’intime et fragile quintessence…
Je propose à chacune et chacun d’entre vous ce thème de réflexion et d’action.
Et je dédie ces quelques lignes à notre malade, mais si chère, Mer poubelle…
Jean-Louis.
Sources : divers Internet, Greenpeace.





